7094 Actu | Permanence Droits Sociaux d'Act Up-Paris

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Permanence Droits Sociaux d'Act Up-Paris
Un blog Yagg
Actu | Associatif | Non classé | 01.02.2017 - 22 h 37 | 0 COMMENTAIRES
De la Conciliation à la Chambre Disciplinaire.

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SIDA IS DISCO – Dossier médical dentaire (suite.3)

Une tentative de conciliation a eu lieu hier après-midi dans les locaux de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes de Paris. Eric s’est retrouvé face à face avec l’un des deux dentistes qui était assisté de son avocat qui se trouvait être l’avocat de sa compagnie d’assurance également.

Depuis le début celui-ci a cherché à renvoyer tout le dossier vers son assurance professionnelle, espérant régler au plus vite ce litige embarrassant par un procédé subtil visant à cacher le deuxième dentiste. Celui qui a effectué les opérations. Il n’était pas présent à cette conciliation et pour cause. Nous apprenions il y a quelques jours par l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes de Paris, que ce dentiste n’est en fait inscrit à aucun tableau de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes.

Il n’est pas habilité à exercer la profession de Chirurgien-dentiste. Il n’est ni assuré ni assurable.

Au cours de cette tentative de conciliation réunissant les parties en présence, dans un lieu de neutralité et d’échange contradictoire au siège du Conseil de l’Ordre de Paris et qui aura duré plus d’une heure et demi, il aura été mis en lumière et confirmé une série d’anomalies d’une extrême gravité. Le dentiste présent a été informé devant Eric et son Conseil, de son renvoi devant la Chambre Disciplinaire de l’Ordre des Chirurgiens-dentistes de Paris.

Nous parlons pourtant d’un cabinet dentaire de la place de Paris qui se targue soigner des PVVIH* depuis 25 ans.

Eric séropositif depuis 1989 est profondément touché par cette affaire, mutilé, et blessé moralement. Il se sent trahi, triste, perdu.

Le lien qui unit les PVVIH à leurs soignants s’inscrit dans une relation médicale émotionnelle et affective très forte probablement due à la complexité du sida et de ses traitements.

Eric va continuer à se battre comme il l’a toujours fait depuis toutes ces années. Il prépare les suites à donner en justice.

Pour votre information, en cas de litige, vous pouvez vous adresser à la Maison du Droit de votre ville. Si vous êtes peu ou pas imposable au titre de l’impôt sur le revenu, une demande d’aide juridictionnelle peut être déposée.

Vous pouvez également souscrire à une assurance de type protection juridique pour une dizaine d’euros par mois auprès de votre assureur ou de votre établissement bancaire. Dans ce cas consultez les plafonds des prises en charge pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Depuis sa création en 1998, « SIDA IS DISCO » rubrique de la Permanence Droits Sociaux d’Act Up-Paris pointe des dysfonctionnements qui frappent les malades et présente des tranches de vie de PVVIH que nous accueillons et suivons dans le cadre de notre Permanence.

Comme à nos débuts, nous partons souvent d’un cas individuel tellement édifiant qu’il en devient un cas d’école et une voie de recours pour d’autres PVVIH qui n’ont ni les moyens ni la force de se battre individuellement pour faire valoir le respect de leurs droits.

 

En savoir plus sur cette affaire  lire les précédents articles :
Accès à son dossier médical dentaire (2)
Refus d’accès à son dossier médical (1)

 


Glossaire : * PVVIH : Personnes vivant avec le virus du SIDA

 

Actu | Associatif | Non classé | 12.01.2017 - 09 h 30 | 0 COMMENTAIRES
Accès à son dossier médical dentaire (Suite.2)

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Vous avez été nombreux à nous demander des nouvelles d’Eric et de sa santé et nous vous remercions pour lui. En ce qui concerne le développement de cette affaire, il a reçu suite à notre publication un « dossier médical » parcellaire de la part de l’un de ses dentistes. Désormais le dossier est entre les mains de l’Ordre de Paris des Chirurgiens-dentistes.

Face aux inexactitudes et aux incohérences, relevées dans ce dossier et de son manque évident de transparence, Eric vient de déposer une plainte contre ces dentistes auprès de l’Ordre de Paris des Chirurgiens-dentistes. Cette affaire est loin d’être terminée.

Nous tenons à vous rappeler que vous pouvez exercer votre droit d’accès à votre dossier médical dentaire conformément aux termes de l’article L. 1111-7 du Code de Santé Publique. Vous pouvez exercer votre droit d’accès aux radiographies, conformément aux dispositions de l’article L.1111-7 alinéa 7 du même Code.

Les radiographies dentaires sont prises en charge par la CPAM. Elles sont toutes la propriété du patient, y compris celles réalisées en cabinet dentaire. Il faut différencier tous les documents d’observations propres aux soignants qui sont les « données subjectives » et qui appartiennent au Chirurgien Dentiste. Ce sont les « données objectives » qui appartiennent au patient, radiographies et leurs comptes rendus.

En cas de pose d’un implant, il est effectué un cliché avant et après l’intervention afin de conserver une trace légale dans le cabinet qui pourrait être réclamée à des fins de vérifications et de contrôles par la CPAM, entre autre Organisme.

N’oubliez pas que le chirurgien-dentiste n’est pas tenu de vous remettre un dossier médical lors de l’établissement d’un devis pour votre complémentaire santé.

Enfin sachez qu’avant toute expertise vous êtes en droit de réclamer à votre Chirurgien-dentiste ceci :

 » Tous les documents, certificats, ordonnances, devis, factures, radios, résumé des soins effectués jusqu’au jour de l’expertise à demander à votre praticien traitant et rangés par ordre chronologique. »

A suivre…

Actu | Associatif | Non classé | Perso | 05.01.2017 - 10 h 34 | 0 COMMENTAIRES
Refus d’accès à son dossier médical

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Nous avons choisi de vous faire suivre le parcours d’un séropositif qui vient de mettre plus de 20.000 euros en soins dentaires. Oui vous avez bien lu ! C’était le prix à payer pour avoir une demi-bouche saine et esthétique, puisqu’il ne s’agit que des dents du haut. Fin des travaux juin 2016.

L’histoire commence en 2014 quand son dentiste depuis 1988 quitte l’Ile de France pour retourner dans sa province. Son remplaçant commence par demander au patient « où il en est avec son sida » avant de traiter l’infection pour laquelle il doit l’opérer. Oubliant l’infection, il ne parlera que de devis pour finir interloqué quand le patient lui indiquera que tous les soins dentaires précédents (pose de 4 implants entre autres) ont été prodigués alors qu’il était en traitement pour l’ostéoporose pour une comorbidité liée au VIH.

Le Dr B le reconduit aussitôt en lui indiquant que ses soins relèvent de l’hôpital et pas de la médecine de ville et surtout pas de son cabinet à lui.

Eric discipliné consulte son médecin traitant pour aller à l’hôpital. Ce dernier téléphone à son ami dentiste pour avoir un avis.

C’est ainsi qu’Eric fait la connaissance de ce dentiste du 18ème arrondissement de Paris qui le fait opérer par un praticien de son cabinet, expert en esthétique dentaire et en implantologie.

Les interventions se déroulent très mal et leurs conséquences sont dramatiques. Les retentissements sont majeurs jusqu’à ce jour.

Eric est hospitalisé aux urgences le 24 décembre 2016 avec une surinfection après avoir été édenté. Deux implants préexistants auront été arrachés également provoquant bien évidemment plusieurs fractures, nécroses, infections, laissées en l’état puisque le dentiste avait déclaré les soins clos et le chantier terminé.

En une seule séance trois dents (racines couronnées) seront extraites et six implants posés en ambulatoire en ville.

Le dentiste qui a opéré a disparu dans la nature. Les recommandés reviennent tandis que l’autre dentiste a déménagé son cabinet dans le 3ème.

Eric excédé de 24 mois de souffrance, de perte d’implants, d’antibiothérapies et de prise d’anti-inflammatoires, réclame son dossier dentaire pour un autre avis, puisque la dentiste qu’il consulte en septembre 2016 lui fait part d’infections et d’anomalies à traiter en urgence. Elle l’adresse à un implantologue dans le 16ème arrondissement.

Mais il va à L’AP-HP Bretonneau Paris 18ème pour demander une prise en charge. Les deux dentistes qui le reçoivent lui expliquent qu’un implant doit être extrait car très infecté et depuis longtemps, qu’un autre implant pourrait être compromis et que tous les implants nouvellement posés doivent être dénudés et curetés. La configuration de la bouche changera, de nouvelles prothèses devront être posées. Mais l’AP-HP a des règles strictes. Les services n’interviennent que sur des implants posés par eux-mêmes. Et Bretonneau est une école dentaire, les professeurs ne souhaitent pas exposer les étudiants à ce type de tableau problématique.

Eric séropositif depuis 1989 a un implant infecté en bouche depuis au moins juin 2016. Il vient de passer 48H aux Urgence porte de l’Hôpital Beaujon.

Il n’a pour le moment ni accès à son dossier dentaire ni à des soins puisque personne ne veut gérer le problème, même pas l’hôpital sans l’historique de son dossier dentaire complet et de son passeport implantaire.

A suivre !

Actu | Associatif | 23.10.2016 - 18 h 24 | 0 COMMENTAIRES
18 ans au service de nos pairs

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1998-2016

En hommage aux cofondateurs et aux anciens permanenciers.

Quand en 1998 des membres de la Commission Droits Sociaux gays et séropos prennent la mesure de l’ampleur des difficultés socio-juridiques de leurs pairs : Une allocation, une aide à l’hôpital, une reconnaissance lors d’un décès, une expulsion, des aides sociales qui arrivaient après un décès ; ils décident de créer un nouvel outil animé bénévolement par des PVVIH*.

La Permanence Droits Sociaux des Pairs était née à Act Up-Paris.

Pourtant il aura fallu mener aussi des combats en interne pour que l’outil soit accepté comme faisant partie intégrante des activités de l’association. Certains voyaient dans cet exercice une dilution de l’activité politique au bénéfice d’activités ayant plus trait au traitement de cas individuels.

Sauf que, dans le poids des débats, il avait été mis en avant et en lumière le travail particulièrement notoire de Serge L. de la Commission Prisons qui avait, par le biais d’un seul dossier individuel, établi la prouesse d’atteindre tous les objectifs de la Commission et de l’association sur la thématique et les avait même plus que largement dépassés.

L’outil installé, chacun a trouvé son rôle et sa spécificité.

C’est ainsi qu’au fil des mois, la Permanence a recensé cinq thématiques urgentes qui méritaient d’être politiquement portées en Commission, puis en RH (réunion hebdomadaire-Assemblée permanente d’Act Up-Paris.).

Les membres étaient partis de l’idée qu’il fallait agir sur trois actions : accès aux soins, accès aux droits et en premier à un logement.

Eric D. actupien activiste à la Commission DS et à la Permanence et Conseiller municipal à Clichy (92) a porté le dossier Logement à Bertrand Delanoë, Sénateur de Paris en campagne pour les municipales et ils ont ensemble pensé un outil qui, dès la victoire de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, se mettra en place en regroupant les associations engagées dans le logement des PVVIH* (actuellement 19 associations) et que nous connaissons sous le nom de PILS (Plateforme inter associative du logement Sida) .

Ce dispositif humanitaire extra légal à l’intention des parisiens a permis de loger des centaines de PVVIH* depuis sa mise en place. Actuellement, Act Up-Paris est le mandataire de la PILS à la Mairie de Paris, et du bailleur 3F.

Notre partenariat en matière de logement à la mairie de Paris a perduré avec l’élection de Anne Hidalgo. Au jour le jour, c’est directement Ian Brossat, son Adjoint chargé du logement, qui supervise ce dispositif.

D’aucuns s’interrogent souvent pourquoi les patients ont subitement disparu de la mosaïque associative à l’arrivée des thérapies de 1996.

Après toutes ces années de désolation et de mort, de solitude et de souffrance, de rejet et de condamnations, cette trêve a été vécue comme une première victoire sur le virus. Et restera la seule jusqu’aujourd’hui.

C’est surtout la promesse de ne peut-être pas mourir demain et de profiter intensément de chaque minute de répit, égoïstement et de manière tellement humaine, qui a conduit la grande majorité des séropositifs militants à baisser les armes et à profiter d’une nouvelle donne.

Une trêve trop courte pour certains, mais toujours pas de guérison. Du reste, le mot guérison est tabou en ce qui concerne le VIH.

Pour trop de vieux séropos la qualité de vie n’est pas toujours au rendez-vous. Un corps qui vieillit infecté et traité depuis 30 ans manifeste constamment ses insuffisances, ses maladies, ses douleurs, vitrine des limites du savoir.

Pourtant nous perdons nos reconnaissances, nos allocations et aides. Nous finissons dans l’éloignement, la maladie, la solitude, la précarité.

 

Le sida tue toujours. Mais combien de fois ?

Rapport d’activité de la Permanence DS-2016 (clicquer pour  télécharger)

 

Actu | Associatif | 14.04.2016 - 21 h 18 | 0 COMMENTAIRES
Témoignage d’Evelyne Pinelli et du dispositif de l’aide à domicile sur la radio VIVRE FM

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Suite au « SIDA IS DISCO », Les délaisséEs de l’aide à domicile, la radio « Vivre FM » se penche sur la Prestation de compensation  du Handicap « PCH » et l’aide a domicile des Personnes vivant avec le virus du SIDA « PVVIH ».

Vivre FM  publie ce jour  » Vivre avec le sida, quelles compensations ?  »

Une interview-vérité d’Evelyne Pinelli que nous suivons dans le cadre de notre permanence Droits sociaux à Act Up-Paris.

http://www.vivrefm.com/Podcasts/download/11782

Evelyne a besoin d’une aide humaine pour certains actes de la vie quotidienne mais elle a de plus en plus de difficultés à obtenir les aides  légales auxquelles elle a droit. Avec l’association Act Up-Paris, elle réclame que les personnes infectées par le VIH puissent bénéficier de la Prestation de compensation du handicap.

Podcast : (écouter l’interview radio) http://www.vivrefm.com/podcasts/fiche/11782/vivre-avec-le-sida-quelles-compensations
Marion Guichaoua a interviewé Evelyne Pinelli pour
« Vivre FM ».

Actu | Associatif | 04.04.2016 - 09 h 26 | 0 COMMENTAIRES
Sida les délaissés de l’aide à domicile.

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Alors que plusieurs maladEs du SIDA se battent pour obtenir une aide à domicile par le biais de la prestation de compensation du handicap (PCH), et ne pas se retrouver orientéEs vers l’institution, la Circulaire DGS-96/10 a été conçue dans l’urgence en 1996 pour permettre la prise en charge à domicile des patientEs infectéEs par le VIH.

Pour avoir accès au dispositif, il fallait être infectéE par le VIH et demander de l’aide qui allait depuis la préparation des repas à de la surveillance. Le patientE contactait le coordinateur départementalE du dispositif qui se rendait au chevet du patient pour évaluer ses besoins. Il était possible d’être en hospitalisation à domicile (HAD) et de bénéficier de ce dispositif. Cette Circulaire a été retouchée à plusieurs reprises.

La formation des intervenantEs à domicile était, par convention, assurée par les associations. Les financeurs de ce dispositif étaient principalement la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le retrait des associations impliquées dans ce dispositif a entraîné sa disparition sur le territoire national.

En conséquence, seulEs les patientEs bénéficiairEs de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP jusqu’en 2005 remplacée par la PCH depuis) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH) ont pu se maintenir dans un dispositif départemental d’aide à domicile où le coût est calculé en fonction des ressources.

Les patientEs infectéEs qui n’avaient pas besoin d’une aide humaine pour l’accomplissement des actes essentiels de leur vie quotidienne ont été écartéEs du dispositif DGS 96/10, provoquant une sortie brutale, sans aucune solution de remplacement. Les plus atteintEs par la maladie se sont orientéEs vers le dispositif de compensation du handicap, s’ils n’y étaient pas déjà.

Tous les problèmes rencontrés depuis quelques années résultent du mode de financement de la PCH qui est une prestation en aide humaine ou technique (pas d’argent ou de complément de ressources) abondée exclusivement par le département.

Pour des considérations de gestion financière, les départements, dont dépendent les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et leur commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), considèrent la PCH comme une simple prestation sociale parmi d’autres, destinée à un public cible spécifique dans une enveloppe budgétaire votée. L’État s’étant désengagé du problème, les personnes sont exposées à tous les dérapages et à toutes les économies, aux caractères injustifiables, au mépris de leur état de santé et de dépendance, donc de leurs besoins réels.

Aider les maladEs dépendantEs à ne pas demeurer les victimEs d’abus incessants exercés par les administrations des départements les moins riches de France, par manque d’argent, est un acte citoyen.

Une solution humaine sanitaire et sociale envisageable réside dans un texte de référence, à portée nationale, ne laissant aucune place à l’arbitraire et qui encadrerait un dispositif cofinancé par le département et par l’assurance maladie.

Permanence Droits Sociaux
d’Act Up-Paris

La permanence Droits Sociaux d’Act Up-Paris se tiens, de 13 heures à 17 heures et ce chaque mercredi. (sans Rendez-vous)
Adresse : Act Up-Paris – 8 rue des Dunes 75019 Paris – Accès : Métro Belleville
Cette permanence gratuite est assurée bénévolement par des PVVIH. Elle a pour but d’accueillir et d’accompagner des personnes séropositives.
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